Comment participer au Cyber Echos Liés ?

L'inscription s'effectue au mois de septembre, pour le premier numéro annuel, et au mois de janvier, pour le second.

Le travail se déroule en cinq étapes sur un trimestre :

  1. Inscription auprès du comité de rédaction (chaque classe adresse les propositions de thèmes d'articles au comité de rédaction. Une classe peut écrire de un à cinq articles répartis dans les différentes rubriques)

  2. Rédaction des articles (exemple de programmation d'activité)

  3. Relecture des articles des correspondants (chaque classe envoie ses articles à des "relecteurs" et reçoit en même temps des articles à relire. L'activité consiste à proposer des conseils d'amélioration. Voir les grilles d'aide à la relecture)

  4. Réécriture (finalisation des articles)

  5. Publication et lecture du magazine (pour favoriser la lecture du magazine, les classes peuvent proposer des rallyes lecture)
     

10 ans de collaboration : quel bilan ?


Ce magazine figure parmi les plus anciens sites collaboratifs scolaires. Nous mesurons donc assez bien les bénéfices, les limites et les difficultés de développer des projets de production et de communication entre classes.

Les bénéfices sont réels puisque à travers ce projet pédagogique de très nombreux élèves ont notamment développé des compétences en TICE, en particulier dans la maîtrise de l’environnement informatique mais aussi dans la production (création de page HTML, traitement des images), dans la recherche d’information et dans l’utilisation de la messagerie électronique.

La phase de collaboration est celle qui motive le plus les partenaires, les élèves mais également leurs enseignants. Personne ne rechigne dans ces conditions à modifier et à réécrire son texte. Pourtant, cette phase comme dans les projets précédents est difficile à gérer. De plus, la phase de relecture sollicite fortement l’élève sur ce qu’est un « bon » écrit, développant ainsi des compétences métalinguistiques.

La question de la gestion du temps
Nombre d’enseignants n’intègrent pas ce projet en maîtrise de la langue ou dans les disciplines travaillées et considèrent l’activité TICE comme un supplément dans le programme ce qui pose alors un problème d’horaire et de charge de travail. De plus, une telle collaboration demande le respect assez strict d’un calendrier de travail. Si toutes les critiques ne sont pas reçues à la date prévue, il devient, en effet, difficile de coordonner l’activité des élèves. Beaucoup de collègues semblent répugner à se contraindre à respecter des échéances.

Le regard sur soi et sur ses élèves
La présence de l’enseignant lors du premier jet est nécessaire pour aider l’élève à se déterminer dans son choix et à exprimer ce qu’il a à dire. Par contre, le maître doit savoir limiter ses interventions et accepter d’envoyer des textes d’élèves non finalisés sinon la révision par d’autres camarades perd de son sens ou devient inaccessible. D’autre part, nous l’avons souligné précédemment, les critiques émises sont souvent dures et formulées sèchement. Certains enseignants le vivent mal. Travailler ensemble que ce soit pour les élèves mais également pour les maîtres, s’apprend. Cela demande du temps, de la négociation, de la tolérance… de la pédagogie !

La longévité des projets
Participer à un projet qui dure dans le temps procure de nombreux avantages. Cela affranchit d’abord de la croyance en l’outil miracle, les technologies sont suffisamment expérimentées pour en mesurer les réels bénéfices mais également pour en comprendre les limites notamment pour la production d’écrit et la recherche d’information (voir ci-dessus). Une équipe stable développe une réflexion, des compétences et des outils qui facilitent l’intégration des collègues. Il existe ainsi une grande solidarité concernant les problèmes techniques qui demeurent toujours un obstacle dans de tels projets. A l’inverse, au fil du temps, il devient complexe de concilier les attentes de tous les membres, entre ceux qui débutent et qui se posent des questions déjà résolues par les anciens et ces derniers qui poussent à explorer d’autres technologies, d’autres dispositifs ou d’autres manières de travailler.