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et la presse en ligne
La presse sur Internet |
Internet et la presse en ligne
C'est la partie la plus attractive de l'Internet et celle qui l'a rendu populaire. Le Web est un ensemble dinformations multimédia et hypertexte :
- Le multimédia permet de mêler texte, image, sons et même vidéo sur une
même page.
- Lhypertexte permet (par un système de liens) de naviguer facilement à
lintérieur dun même document électronique mais aussi dans dautres
documents où quils soient situés.
Les documents répartis sur des centaines de serveurs de part le monde sont accessibles à toute personne disposant dun accès Internet quel que soit le système dexploitation utilisé.
Ces informations sont de plus en plus constamment remises à jour et lutilisateur dispose ainsi toujours de la dernière version en ligne. Les concepteurs ont également prévu des possibilités dinteractivité.
Le Web, une histoire très récente :
L'Electronic Mail permet d'envoyer des fichiers d'un ordinateur à un
autre en quelques secondes au prix d'une communication locale.
Ce service offre la possibilité de télécharger des fichiers notamment pour profiter de toutes les ressources du Web, il est nécessaire d'être bien équipé en logiciels. Il est donc possible de les télécharger directement sur le net en utilisant un programme de transfert de fichiers ou FTP (File Transfert Protocol).
Trois types de programmes sont disponibles gratuitement :
les freeware : logiciels gratuits
les shareware : logiciels gratuits pendant une période d'essai
les beta : logiciels en cours de développement que les utilisateurs
"testent" gratuitement.
Il existe de très nombreux groupes de discussion s'intéressant à une
multitude de thèmes possibles. Chacun s'intéresse à un thème particulier et érige ses
propres règles de fonctionnement.
Listes de diffusion francophone : http://www.cru.fr
Telnet : la téléconnexion sur d'autres ordinateurs n'est utilisée que pour les bibliothèques universitaires et les BBS (Bulletin Board System : ensemble d'ordinateurs accessibles par modem).
Gopher : la navigation dans les bases de données mondiales à l'aide de catalogues. On ne trouve que des menus et des fichiers qui constituent des fonds documentaires.
Wais : la recherche d'informations à l'aide de mots-clé ; Créé, il y a quelques années, pour accéder aux bases de données sur Internet. Peu utilisé.
Chat
: possibilité de converser en ligne (c'est à dire de s'écrire en direct sur un écran partagé en plusieurs fenêtres)Le téléphone par Internet (coût d'une communication locale) va se développer rapidement et l'intérêt pour les échanges, notamment internationaux, est évident. Il est déjà possible de voir son interlocuteur avec une caméra et un logiciel adapté (ex : CU seeMe).
Ces technologies existent déjà mais sont encore difficilement utilisables d'un point de vue pédagogique.
L'expérience du Minitel
La presse électronique s'intéresse d'abord au Minitel. Les journaux Libération et le Parisien tentent de développer une information spécifique. Le public ne répond guère à cette offre mais certains journaux parviennent à offrir des services spécialisés, comme le suivi de la Bourse pour les Echos. D'autres, avec succès, ciblent leur offre sur les jeux et la messagerie (le Parisien et le Nouvel observateur) ; l'Equipe réalise une moyenne importante de connexion, particulièrement pendant le Tour de France cycliste. De nombreux organes de presse testent la complémentarité de leur image et celle de leur offre télématique. Ainsi, Le Monde propose ses archives, une base documentaire, des informations sur la bourse, le logement mais aussi sur les élections et propose des petites annonces. Il fournit même une analyse de 200 000 livres et assure un service de librairie à distance.
La presse française dispose donc depuis plus de dix ans d'un champ
d'expérimentation unique et certains journaux ont acquis un savoir-faire directement
transférable sur le Net. La lenteur du système, les limites graphiques, la taille de
l'écran et la faiblesse du clavier limitent le développement de l'offre éditoriale sur
le Minitel, et explique la nécessaire transition vers Internet.
Publier sur Internet : les avantages
Entre l'écriture de l'article et sa diffusion, le circuit est réduit au minimum. La phase industrielle disparaît, ce qui représente une économie significative de frais d'impression, de papier et surtout de masse salariale. Les délais sont moindres, les revendications ou les risques de grève deviennent inexistants.
La mise en ligne permet de réagir immédiatement et de diffuser instantanément l'information. La rapidité, la course au "scoop" ne pourra que s'accélérer avec les technologies de la communication. Mais parallèlement, il est aussi possible de faire le lien avec des articles précédents ou des analyses de fond qui permettent la mise en perspective de l'information pour éviter que l'émotion ne remplace l'explication.
La suppression de la distribution et de la mise en place sur les points de vente minore encore les coûts, accélère et permet la diffusion à toute heure et en tout lieu. Elle favorise la diffusion à l'étranger et peut générer de nouvelles recettes. Pour JC Bourdier du Républicain lorrain, l'information transitant par les réseaux électroniques contribue "à resocialiser les gens dans l'espace, car l'écran favorise l'accès au monde". Les réseaux favorisent l'accès à l'écrit et à l'information.
L'énorme avantage d'Internet est de pouvoir offrir une possible interactivité entre l'auteur (l'écrivain, le journaliste) et le lecteur. Ainsi sur le site Web de l'Express ou du New York Times, il est possible d'interroger un journaliste ou de faire part de ses réactions. Le sentiment d'appartenance à une communauté (de lecteurs) est renforcé. Nicholas Negroponte a créé un forum après la publication de l'homme numérique, Jacques Werber a créé un site Web avec une adresse e-mail, après la publication des livres les fourmis et le jour des fourmis.
Le rôle du lecteur est ainsi plus actif, la relation plus directe, plus personnelle.
Internet offre un prolongement intéressant au livre ou à toute publication. Des ressources complémentaires sont parfois proposées sur CD Rom et la mise à jour peut s'effectuer par le réseau.
Des ressources thématiques, spécialisées ou non, les archives du journal peuvent être proposées. Leur accès sera facilité par les moteurs de recherche. Des journaux économiques fournissent leurs bases de données, des analyses et des conseils sur abonnement.
Comme pour la presse magazine, la segmentation du marché et la personnalisation de la presse en ligne sont de plus en plus recherchées.
Il est possible d'insérer l'image, le son ou la vidéo dans son processus éditorial. De plus en plus, ces différents types d'expression seront associés.
Les projets éditoriaux ne sont pas rentables aujourd'hui et le marché publicitaire s'ouvre à peine. Selon l'Internet Advertising Bureau, les investissements publicitaires auront atteint, aux Etats-Unis, 5,5 milliards de francs, chiffre en progression de 340% par rapport à l'année précédente. Le support est attractif, les possibilités considérables mais il est encore difficile de mesurer l'audience réelle, d'analyser le comportement de l'internaute, ses habitudes et ses besoins de consommation. De nouveaux outils dynamisent le marché avec la création d'instruments de mesure d'audience et d'analyse de comportement. L'internaute est ainsi épié dans sa navigation.
De plus en plus, la presse électronique ou les services en ligne demandent, à l'internaute, lors de la première connexion, des informations précises sur son équipement informatique et sa situation professionnelle. L'enjeu est de cibler au mieux son public pour attirer ainsi des annonceurs potentiels ou pour effectuer du marketing direct.
Ce type de marketing sera de plus en plus développé, l'interactivité permettant un échange direct entre l'entreprise et le client. Des jeux, des services encourageront les consommateurs à revenir régulièrement sur la page de l'annonceur.
Les publicitaires sont à la recherche d'une nouvelle écriture,
spécifique à ce média. Ainsi, la centrale d'études publicitaires et d'achat d'espace Carat,
a lancé un département multimédia en octobre 1995. L'objectif est de former les
annonceurs aux nouvelles possibilités et contraintes de la communication publicitaire en
ligne.
Publier sur Internet : les limites
Les questions qui concernent les droits d'auteur et le respect de la propriété intellectuelle se posent avec acuité car Internet démultiplie les risques de copie, de diffusion illicite des uvres et limite les possibilités de contrôle.
Si les médias font souvent référence à l'Internet, la population concernée est encore réduite. Selon l'étude de Mediangles, on compte 1,3 millions d'internautes en France, au mois de mai 1998, 66% d'entre eux habitent en région parisienne et 72% sont des hommes. Selon l'étude de Computer Industry Almanac, il y aurait 54 millions d'américains connectés, 8 millions de japonais, 6 millions d'anglais, 4 millions de canadiens et d'allemands. Internet reflète les inégalités économiques : les internautes sont d'abord américains, européens puis asiatiques. L'Afrique et le Sud en général sont laissés pour compte même si quelques expériences sont menées, notamment dans le domaine de la formation à distance.
Un siècle après l'invention du téléphone, 90 % des lignes installées le sont dans les pays développés et il y en a plus sur l'Ile de Manhattan que dans toute l'Afrique. Le risque d'accroître encore les inégalités culturelles et d'accès à l'information est plus grand que jamais. C'est pourquoi l'Unesco propose de mettre en ligne "le patrimoine culturel de l'humanité" et de développer les accès gratuits.
Même dans les pays développés les inégalités sont importantes. Aux Etats-Unis, pays où l'Internet est le plus utilisé, les "connectés" sont plus aisés, plus instruits et plus jeunes que la moyenne des américains. En France il en est de même, le coût de l'équipement informatique reste élevé malgré une baisse sensible des prix depuis deux ans, les tarifs des fournisseurs d'accès sont raisonnables contrairement à celui des communications qui sont comparativement très élevés. Ainsi, les Américains payent un abonnement forfaitaire de 10 dollars pour toutes leurs communications locales. Ils peuvent donc théoriquement se connecter, à ce tarif, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, pendant un mois. Une étude réalisée par l'institut GFK et publiée dans Sciences et Vie Micro, en février 1996, montre que 5% des foyers disposant d'un salaire inférieur à 6000 francs possèdent un ordinateur contre 42% pour ceux qui disposent d'un revenu supérieur à 42000 francs. Les internautes utilisent essentiellement le courrier électronique et les forums de discussion.
Les chercheurs et l'industrie informatique s'intéressent particulièrement aux outils de personnalisation : les "agents-intelligents". Il est déjà possible de configurer son logiciel de navigation ou son moteur de recherche préféré pour qu'il fournisse au démarrage ou en continue les informations ou les catégories d'informations présélectionnées. Dans "l'Homme numérique", Nicholas Negroponte, responsable du Media Lab au MIT, évoque ses recherches dans ce domaine et annonce : "la meilleure métaphore que je puisse imaginer pour une interface homme-ordinateur est celle d'un majordome anglais bien stylé. ( ) Le défi de la prochaine décennie c'est de fabriquer des ordinateurs qui vous connaissent, n'ignorent rien de vos besoins, et comprennent les langages verbal et gestuel". Le journal du futur fait l'objet de toutes les attentions. Une équipe dirigée par Walter Bender développe un journal en ligne entièrement personnalisé : le fishwrap. Il comporte deux parties, le Daily me qui concerne personnellement le lecteur et le Daily US qui présente des nouvelles pour la communauté d'étudiants, de chercheurs et d'enseignants du MIT.
L'utilisateur présélectionne des thèmes mais c'est surtout l'ordinateur qui, à l'aide "d'agents intelligents", analyse et modélise le comportement du lecteur. En fonction des centres d'intérêt, du temps passé sur tels ou tels articles ou types d'articles, le système va modifier la sélection, le type de contenu et même éventuellement la taille des articles proposés. Negroponte prévoit de pousser cette personnalisation plus loin encore en tenant compte par exemple de l'humeur du jour de l'utilisateur ou de pouvoir proposer une lecture de l'événement suivant ses convictions politiques.
Ces idées sont intéressantes à la fois d'un point de vue technique mais aussi en terme de rapidité et d'efficacité d'accès à l'information. Mais c'est aussi l'avènement d'une nouvelle presse et d'un individu toujours plus centré sur lui-même. C'est la perte d'une certaine universalité de la presse. Le travail du journaliste, qui est de choisir, de hiérarchiser l'information et de la mettre en perspective, disparaît. Cette sélectivité peut engendrer un appauvrissement de l'esprit, un égoïsme toujours plus fort et une grande indifférence aux problèmes de société.
La presse électronique utilise l'écran comme support de lecture. Les inconvénients sont nombreux. Soit la taille de l'écran est satisfaisante (17 ou 20 pouces) mais le support est fixe, soit le support est mobile mais la taille devient trop limitée. La fatigue oculaire est souvent un problème. Les industriels et chercheurs s'activent pour trouver des supports plus adaptés. Au Japon, depuis 1996, le Mainichi Schimbun, quotidien important, peut se lire sur un micro-ordinateur de poche avec modem intégré, le Zaurus de Sharp. Trois minutes de connexion suffisent pour télécharger une vingtaine d'articles. L'édition électronique en comporte une centaine soit 10% de la version papier. Des flashs spéciaux peuvent être également diffusés.
La cyberpresse presse portable se développe, mais on peut s'interroger sur la qualité de l'offre éditoriale du fait de la taille réduite de l'écran : pas d'illustrations, peu ou pas de développements. Ces supports sont encore chers et restent des objets de luxe, d'un rapport qualité-prix discutable.
L'utilisation de l'ordinateur reste un frein au développement de cette presse car son utilisation, même si elle se simplifie, demeure trop complexe pour beaucoup de gens. Son utilisation comme objet de loisir augmente cependant il est surtout considéré comme un outil professionnel. Ainsi pour le Directeur du Républicain lorrain, "le micro restera longtemps dans le bureau, alors que la télévision va continuer de trôner dans le salon". La télévision est le principal véhicule de la culture, de l'information et du divertissement. Si Negroponte constate que certaines personnes passent plus de temps devant leur ordinateur que devant la télévision, cela ne concerne qu'une petite minorité d'individus. La télévision est présente dans plus de 96% des foyers français et occidentaux, 40% d'entre eux possèdent même plusieurs téléviseurs. L'ordinateur a encore un long chemin a parcourir pour occuper une telle place.
Il est, cependant, probable que dans un délai assez court, la télévision, l'ordinateur et le téléphone seront confondus dans un seul et même objet. Déjà, des boîtiers permettent de connecter la télévision au réseau Internet et de naviguer sur le Web. Ces technologies se développent rapidement et l'enjeu commercial est si important qu'on peut prédire des évolutions rapides. Les infrastructures à mettre en place et les équipements demandent cependant des investissements très lourds : cela limitera, pour quelques années encore, le développement de l'usage de l'Internet et donc de la cyberpresse.
Ce nouveau média a des contraintes et des possibilités qui nécessitent une nouvelle écriture, et les expériences sont encore trop récentes pour apporter une réponse satisfaisante.
Y a-t-il une écriture spécifique ? La question du contenu de l'information et de sa recherche se pose. Il faut trouver un style qui se traduise bien à l'écran et qui associe bien les différents médias. Pour Serge Guérin¹, "il semble que le passage à l'écran nécessite une écriture moins littéraire, plus proche de l'oralité. Les phrases doivent être plus courtes et il importe de rechercher un vocabulaire simple mais imagé. Les réseaux ayant une dimension internationale, les mots doivent pouvoir se prêter facilement à la traduction. ( ) Le travail d'édition sur les niveaux de lecture (choix des titres, importance du chapeau, des sous-titres et des légendes demande une simplification de la présentation, car l'appréhension de la page sur écran réduit l'impact des titres". D'autres éléments sont à prendre en compte : le temps de chargement des pages qui peut détourner le lecteur, le cheminement est différent, moins facile que pour le journal papier malgré les liens hypertextes mais de nouvelles possibilités sont offertes avec des liens sur d'anciens articles par exemple. L'école supérieure de Journalisme (EJS) propose depuis quelques mois une formation "journalistes éditeurs de produits multimédias".
¹Note ce chapitre Serge Guérin, La cyberpresse, Hermès, 1996
La presse écrite en ligne
Si les limites d'utilisation ne sont donc pas négligeables, les possibilités de ce nouveau média ont incité de nombreux groupes de presse à se lancer dans l'aventure. C'est aux Etats-Unis bien sûr, que les premiers projets vont se développer. Il est difficile de connaître le nombre exact de journaux en ligne. La Newspaper Association of America comptait près de 200 quotidiens présents sur Internet au début de l'année 1996. C'est le Chicago Tribune qui, en 1992, fut le premier journal en ligne sur le serveur d'America on line ; l'Illinois est d'ailleurs l'état qui propose le plus de journaux en ligne devant la Californie.
Quelques sites de quotidiens américains :
| The Nation | http://www.thenation.com/ |
| Newshare American Reporter | http://www.newshare.com/Reporter/today.html |
| News USA | http://www.newsusa.com/articles.html |
| New York Times | http://www.nytimes.com/ |
| US NEWS online | http://www2.usnews.com/usnews/ |
| USA Today | http://www.usatoday.com/ |
| San Francisco Examiner and Chronicle | http://cyber.sfgate.com/ |
| LA Times | http://www.latimes.com/HOME |
| S.F. Bay Guardian | http://www.sfbayguardian.com/ |
| Washington Post | http://www.washingtonpost.com/ |
| Chicago Tribune | http://www.tribune.com/ |
| Mercury Center | http://www.sjmercury.com/ |
| Boston Globe | http://www.boston.com/globe/ |
En 1995, le News Century Network regroupait huit grands groupes de presse, qui représentaient deux cents quotidiens, pour échanger leurs expériences et résoudre les problèmes posés par ce nouveau type d'édition. L'idée est de constituer une source nationale qui offrira les nouvelles locales et des nouveaux services communs (achat en ligne, guides).
Mais pour de nombreux journaux, il s'agit plus d'être présent,
notamment aux yeux de leurs actionnaires, que de s'engager réellement. Ainsi nombre
d'entre eux ne proposent que la mise en ligne des articles "papiers". La
cyberpresse n'est pas rentable et ne le sera pas avant quelques années encore, les
études montrent que les revenus des services en ligne proviendront des programmes de
loisirs et de jeux mais il est important d'être "prêt".
Le quotidien Mercury Center propose depuis mai 1993, une version électronique du Mercury News et il offre aussi de nombreuses informations supplémentaires : documents d'agence de presse, des articles non parus dans l'édition papier, des textes intégraux de conférences, des données boursières et économiques, les programmes complets des chaînes de télévision et des cinémas locaux, des petites annonces.
Il propose aussi les archives, de 1985 à nos jours, du Mercury News ainsi que celles d'autres journaux. La navigation est soignée et l'interactivité est privilégiée. Ainsi, il est possible de s'adresser directement aux journalistes, chaque article est accompagné de l'adresse électronique de l'auteur. Un simple clic sur le nom du journaliste renvoie à sa messagerie personnelle. Les annonces sont organisées en base de données que l'on peut interroger en langage naturel. Le lecteur définit ses centres d'intérêts et un lien, "What's new today ?", pointe sur les nouveaux articles traitant des sujets présélectionnés.
Le Wall Street Journal met en ligne le Personnal Journal. Ce journal fournit à l'abonné l'information économique disponible sur la version papier, mais le lecteur peut créer son propre sommaire. Il choisit les rubriques, les entreprises et les valeurs boursières qui l'intéressent. La fonction éditoriale est respectée car le sommaire personnel s'intègre au sommaire général commun. Le coût de l'abonnement est faible et permet l'accès aux très importantes bases de données du journal.
Le service en ligne du San Francisco Chronicle, The Gate, joue lui aussi sur la personnalisation. Il propose des nouvelles mais aussi des rubriques sport et jeux, très prisées par ses lecteurs.
C'est en 1995 que les journaux français se sont intéressés sérieusement à l'Internet. On retrouve les pionniers dans l'utilisation du Minitel, Libération mais aussi Les Dernières nouvelles d'Alsace. Le Monde, le Monde Diplomatique, l'Express ont suivi ainsi que d'autres titres. Mais comme aux USA, il s'agit plus, pour certains, d'une question de stratégie, d'image de marque que d'un réel investissement.
Libération propose, tous les vendredis, dans sa version papier un cahier multimédia. Dans sa version en ligne, l'actualité du multimédia est aussi bien sûr très présente. Il est possible de dialoguer avec les rédacteurs de ce cahier grâce à la messagerie ainsi qu'avec d'autres lecteurs. Le journal propose également des dossiers, des forums de discussion, des liens sur des sites externes qui sont commentés. La rubrique Livres est particulièrement riche avec la possibilité de lire 150 premiers chapitres de livres récents. De toute la presse française, c'est ce site qui est le plus réussi au niveau esthétique.
Le journal Les dernières Nouvelles d'Alsace est également un des premiers journaux français présents sur le Web. Sa mise à jour est quotidienne. La page d'accueil est divisée en deux fenêtres, les articles de la "Une" occupent la partie droite et les rubriques du journal, la partie gauche. Les informations sur le sport et sur la région Alsace sont privilégiées. Des petites annonces d'emploi et des jeux sont également proposés.
Le Monde propose une édition très complète. Elle est moins esthétique que Libération mais les rubriques sont plus nombreuses. En plus des articles sur l'actualité, on trouve des dossiers, une partie magazine importante, des forums de discussion, l'accès à des archives et même un portrait du journal. Le monde multimédia est lui aussi en ligne, ainsi que le monde diplomatique, pourtant extrêmement critique quant à certaines utilisations des nouvelles technologies.
Le journal Les Echos est également une belle réussite. L'actualité économique est bien sûr présente accompagnée de nombreux dossiers. L'accès aux cours de la Bourse, aux taux de change, aux chiffres clés de l'économie est gratuit contrairement aux bases de données.
La presse en ligne ne constitue pas toujours un support adapté pour la presse généraliste mais elle offre une indéniable valeur ajoutée pour les publications ou magazines spécialisés. En toute logique, ce sont les domaines de la finance et de l'informatique qui seront surtout ciblés.
http://www.press-directory.com/
Guide Presse : Annuaire de la presse française et francophone en ligne. Ce site
référence par thématiques tous les quotidiens, les journaux, les magazines, les
titres de presse professionnelle sur le web. Il indexe également les principaux
acteurs de la presse en France : entreprises, syndicats et organismes du
secteur.
Dernières Nouvelles D'Alsace |
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Libération |
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| La Dépêche en ligne - La dépêche du Midi | |
| Journal Le Bien Public - Les Dépêches | |
| France-Ouest | |
| Les Echos | |
| Le Web de l'Humanité | |
Le Monde |
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Le Monde Diplomatique |
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| Sud-Ouest | http://www.sudouest.com/index.html |
| Nice Matin | |
| Midi libre | |
| Le Républicain Lorrain | |
| Le Nouvel Observateur | |
| Marianne en ligne | |
| L'Express | http://www.lexpress.presse.fr |
Le Progrès |
|
Le Parisien |
http://www.leparisien.fr/ |
La Voix du Nord |
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La Tribune Interactive - La Tribune Desfossés |
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Magnet |
Note ce chapitre est très largement inspiré du livre de Serge Guérin, La cyberpresse, Hermès, 1996
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